23 Oct 2017

Revue de presse Imprimer Envoyer

Basé à Amay, la mission d’intervention intensive en famille a fait ses preuves en trois ans. Il voit sa mission pérennisée sur décision ministérielle.

Projet pilote depuis trois ans dans le secteur de l’aide à la jeunesse, l’Echalier vient de recevoir des garanties sur son avenir en tant que Mission d’intervention intensive en famille (MIIF). Basée à Amay dans la Maison des moments de la vie (Place Grégoire), l’équipe composée d’un coordinateur, d’une psychologue, d’une éducatrice, d’une puéricultrice et d’un assistant social, développe son champ d’action dans un rayon géographique de 30 km, comprenant le «grand Liège». Sa cible : les enfants de 0 à 6 ans victimes de négligences et de maltraitance. «On amène une aide dans la famille en tant qu’alternative à un placement éventuel de l’enfant, explique Olivier Pirard, le coordinateur de l’Echalier. Depuis trois ans, en tant que projet pilote, nous étions reconduits d’année en année à l’instar des 5 autres projets du même type en Communauté française. La ministre Huytebroeck, en charge de l’aide à la jeunesse, a décidé de pérenniser les 6 projets. On va vers un agrément garantissant un financement à long terme.»

Concrètement, là où les MIIF avaient, chacun, droit à une enveloppe fermée de 200 000 € depuis trois ans pour payer les salaires du personnel, le soutien financier va être revu à la hausse dans le cadre d’une restructuration complète du secteur. «On va avoir une enveloppe ouverte et calculée sur les emplois qui vont pouvoir être valorisés en prenant en compte l’ancienneté. Cela représente une augmentation de 30 000 € pour les frais de fonctionnement. Ce qui nous permet de continuer un projet de qualité. Dans le même temps, on est tenu de fusionner avec un projet existant dans le même secteur.»

C’est le cas depuis le 1er juin. L’Echalier est désormais une antenne du Siloé, une institution d’aide à la jeunesse qui regroupe 6 services différents à Chatelet. «Au départ, on avait peur de perdre une partie de notre indépendance, mais cela s’annonce bien. Dans le cadre de ce rapprochement, le Siloé reçoit un mi-temps supplémentaire pour l’administratif. Avec pour conséquence que son comptable viendra une fois par mois chez nous pour nous décharger un peu.»

Source: lejourhuywaremme Frédéric RENSON, le 14 juin 2012

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AMAY - Une mission d'intervention intensive en famille (M.I.I.F.) s'est implanté à Amay pour aborder les situations de négligence et de maltraitance des enfants.

Une nouvelle équipe composée d'un coordinateur, d'une psychologue, d'une puéricultrice, d'une éducatrice et d'un assistant social, est ins tallée depuis quelques mois au premier étage de « La maison des moments de la vie » à Amay. Celle de « L'Échalier », Mission d'intervention intensive en famille (M.I.I.F.) visant la prise en charge d'enfants de 0 à 6 ans en situation de négligence grave, potentielle ou avérée, voire de maltraitance.« Nous travaillons uniquement sur mandat du Service d'aide à la jeunesse (S.A.J.) ou du Service de protection judiciaire (S.P.J.) lorsqu'une situation problématique est portée à leur connaissance, souligne le coordinateur Olivier Pirard. Il s'agit d'une alternative au placement de l'enfant qui s'avère parfois être une réponse inappropriée à la situation problématique par rapport à l'environnement familial. Ainsi, on se rend compte que la précarité a son influence. Certaines familles n'ont pas accès à l'eau. Quelque part, qui ne serait pas à un moment irritable ? » Cinq autres outils du même type ont été créés en Communauté française, sur impulsion de la ministre Catherine Fonck à l'époque. Le secteur de « L'Échalier » couvre une grande partie des arrondissements judiciaires de Huy et de Liège, son rayon d'action étant volontairement limité à 30 km autour du siège amaytois par obligation de travailler au sein même de la famille et en partenariat. « Nous sommes tenus de passer au moins 5 heures par semaine en compagnie de la famille, explique la psychologue Émilie Monfort. On essaye d'être présents dans les moments de crise identifiés par la famille elle-même. Cela peut, par exemple, être le soir quand la tension naît du refus de l'enfant de prendre son souper et de se mettre au lit. » Projets pilotes, les M.I.I.F. sont assurés d'être subsidiés et de fonctionner durant deux années. Après quoi, une évaluation aura lieu avec, le cas échéant, réorientation de l'action. Pour l'heure, l'équipe de « L'Échalier » est régulièrement sollicitée par le S.A.J. et le S.P.J. avec 12 situations à gérer simultanément. « On distinguera dix situations planifiées pour une intervention de 3 mois, avec le même laps de temps renouvelable, détaille Olivier Pirard. Et deux situations dites d'urgence où nous devons fournir une évaluation du problème au bout de 15 jours non renouvelables cette fois. »

Jusqu'à présent, la situation de 32 enfants (21 familles) a justifié l'accompagnement de « L'Échalier ». À 6 reprises, le dossier n'a pu éviter l'ultime issue du placement de l'enfant (sur décision du S.P.J.). Mais dans la majorité des cas, l'intervention du M.I.I.F. laisse, ensuite, place à un suivi familial par un autre intervenant (ONE, A.M.O, Service d'intervention et d'aide éducative...).

 

 

Source: lejourhuywaremme Frederic RENSON, le 13 février 2013 New lay

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Créer du lien avec l’enfant, ça se joue tôt

L’Echalier et divers services d’aide aux familles ouvrent deux lieux où les parents peuvent apprendre à jouer avec leur enfant (0-3 ans).

Quelques tapis de sol, des coussins colorés, un hochet, un mini-puzzle, un livre avec ses animaux colorés, une poupée... Bienvenue dans les deux lieux «Kappla et trottinette» aménagés à Amay par l’Echalier, l’AMO «Mille lieux de vie», la commune, le CPAS, l’ONE et la Croix-Rouge. Leur objectif? «Créer un espace ludique où des parents et leurs enfants de 0 à 3 ans pourront se retrouver autour du jeu, explique Olivier Pirard, directeur pédagogique à l’Echalier, l’ASBL amaytoise qui intervient auprès des enfants en difficulté dans leurs familles. À partir du mois de mars, un espace sera accessible tous les jeudis matins, dans le local que Meuse-Condroz-Logement met à la disposition du CPAS dans le quartier Rorive. Un second “ Kappla et Trottinette ” sera assuré dans les locaux que se partagent l’ONE et la Croix-Rouge au sous-sol du gymnase d’Ampsin, les 2e et 4e vendredis du mois.»

En répondant à l’appel à projets de la Fondation Roi Baudouin (5 000€ à la clé qui seront intégralement injectés dans l’achat de matériel), l’Echalier et ses partenaires veulent expérimenter la piste d’une solution à ce qui prend l’ampleur d’un problème sociétal. «Dans beaucoup de familles, les parents ne jouent pas avec leur enfant en bas âge, constatent Olivier Pirard et Patricia Valepin, la directrice de “ Mille lieux de vie ”. Tantôt par manque de temps, tantôt parce que la famille fonctionne dans un modèle d’éducation à l’ancienne où, par exemple, le papa ne s’autorise pas à se mettre à 4 pattes pour jouer avec son enfant. Or ces interactions via le jeu sont importantes dans la relation qui se tisse très tôt entre un enfant et ses parents.»

Pour Marianne Gaspard et Murielle Vanootighem, travailleuses médico-sociales à l’ONE d’Amay, cela ne va pas sans implication sur le développement personnel de l’enfant. «Notamment au niveau de la psychomotricité et de l’apprentissage du langage, observent les deux collègues. Ainsi, à l’ONE, on se concentre beaucoup sur la stimulation langagière chez les plus jeunes enfants pour enrichir leur vocabulaire.»

Dans le local «Kappa et Trottinette», le contexte favorisera l’échange d’un regard et d’une parole avec l’enfant. Un manque à combler que des parents pourront venir y trouver sans que soient nécessairement ciblées les familles en difficulté sociale. Du côté du CPAS d’Amay, on parle d‘un mal générationnel. «Les jeunes parents d’aujourd’hui sont issus de la génération télévision et jeux vidéos. Enfants, ils n’ont pas appris à jouer très tôt avec leurs propres parents, observe Geneviève Lacroix, le directeur général. Des mamans attendent que leur enfant dise son premier mot pour seulement commencer à lui parler. Il faut éviter cet effet de reproduction négative.»

 

Source: http://www.lavenir.net/cnt/dmf20140220_00437001?utm_source=lavenir&utm_medium=social&utm_content=footer&utm_campaign=send-to-a-friend&utm_term=1c2ui6qp